. L'école des femmes / MOLIERE .

du 16 novembre au 16 décembre 2007

mercredi à 20h // vendredi et samedi à 21h // dimanche à 16h

Création - compagnie Hubert Jappelle.
Mise en scène et scénographie de Hubert Jappelle.

Avec : Rafael Batonnet, Adrien Bernard-Brunel, Cécile Dubois, Alain Gueneau, Hélène Guichard, Christophe Hardy, Philippe Kieffer et Michel Clément.

Décors : Eric Andriant, Eric Capuano, Philippe Fontaine
Lumières et bande son : Nicolas Jappelle
Costumes : Nadia Léon

à partir de 14/15 ans
L'école des femmes

- Avez-vous déjà vu jouer L'école des femmes ?
La célébrité donne le sentiment d'une familiarité illusoire. Car il y a loin de la célébrité à la connaissance réelle d'un auteur ou d'une œuvre. Pourtant, le petit peuple des professionnels du théâtre affirme périodiquement qu'il faudrait en finir une bonne fois pour toutes avec ce Molière tellement rabâché !
Or en termes de statistique, la probabilité pour qu'une personne voit une seule fois dans sa vie jouer L'école des femmes sur une scène, est quasiment nulle.
Ce constat pose la question de la transmission des œuvres, de la nécessité de celle-ci et de la responsabilité des interprètes, metteurs en scène et comédiens.
Transmettre les œuvres dramatiques, tout comme apprendre à lire et à écrire aux enfants, de générations en générations, c'est là l'œuvre fondamentale de toute société humaine.

La religion disciplinaire aux sources du despotisme
Le seigneur Arnolphe, d'âge mûr, est sur le point d'épouser la toute jeune Agnès : elle a vingt-six ans de moins que lui.
Enfant cachée chez une nourrice à la campagne dès sa naissance, Arnolphe la recueille dès l'âge de quatre ans et l'élève, par pure "charité".
En réalité, il prévoit de l'épouser un jour en prenant soin de la maintenir à l'abri du monde et dans l'ignorance des garçons. Il escompte ainsi, grâce à son innocence, éviter le risque d'être cocufié comme tous les autres hommes.
Arnolphe ? C'est le despotisme, c'est l'amour féroce de la propriété.
Il veut une femme qui lui appartienne comme un animal domestique. Aussi s'appuie-t-il sur une religion rigoureuse et disciplinaire.

Nous sommes au XVIIe siècle. C'est celui du Roi Soleil : Versailles, Lully, La Fontaine, Pascal, Molière, Corneille et Racine, etc. C'est le grand siècle "français" qui est avec le XVIIIe, celui des "Lumières", c'est-à-dire celui de la pensée !
Cependant dans L'école des femmes, Molière nous montre comment en ce siècle là, la femme pouvait être conçue comme une chose à l'usage exclusif de l'homme. Ici, point de voile, on séquestre.

>> 15 €, 12 €, 8 € (réduit), 5 € (passe culture)
// mercredi à 20h, vendredi et samedi à 21 h, dimanche à 16h
Réservations : 01 30 37 01 11 et billetterie@theatredelusine.net

. Infos .

Séances scolaires : (tarif scolaire : 8 €, gratuit pour les accompagnateurs)
jeudi 6 décembre à 14 h,
mardi 11 décembre à 14 h,
vendredi 14 décembre à 14 h

Les séances scolaires sont ouvertes également au tout public aux tarifs habituels (15, 12 et 8 €)

Revue de presse

Un grand classique à l’Usine
Hubert Jappelle entame la saison au Théâtre de l’Usine avec sa création, L’école des femmes.

Le directeur du théâtre de l’Usine a toujours voulu monter L’école des femmes. C’est l’actualité qui l’a poussé à franchir le pas. "Je ne supporte pas de voir ces femmes vêtues de la burka, mais l’intégrisme ne menace pas seulement la religion musulmane, souligne Hubert Jappelle. Molière nous montre dans L’école des femmes que la religion catholique a permis aux gentilshommes du 17e siècle de séquestrer des jeunes filles pour les conserver fraîches et bien idiotes jusqu’au mariage". Dans la pièce, le seigneur Arnolphe, d’âge mûr, est donc sur le point d’épouser la jeune Agnès qui a 26 ans de moins que lui. Arnolphe l’a recueillie dès l’âge de quatre ans. Au siècle des Lumières, la femme pouvait en effet être maintenue à l’abri du monde et dans l’ignorance comme un animal domestique. Molière montre que la femme pouvait être conçue comme une chose à l’usage exclusif de l’homme.

Hubert Jappelle fait appel à sa troupe de comédiens et conçoit une mise en scène classique. "Je travaille à approfondir l’œuvre de Molière pour donner une compréhension solide du texte, et pour transmettre le mieux possible sa teneur". Hubert Jappelle ne cherche pas à innover, car selon lui, "le théâtre est indifférent à l’innovation. La technologie appelle l’innovation, pas la pensée". Quitte à être à contre-courant, Hubert Jappelle refuse de jeter de la poudre aux yeux.

Guillaume Gesret, magazine SORTIR, agglomération de Cergy-Pontoise

Vidéos / Photographies

- reportage sur VOTV : journal du 14 novembre : www.vonews.fr/video_2048

- reportages photographiques :
Photographies de Dominique Chauvin : http://oulip.fr/jalbum/usine-2007/
Photographies de Rafael Batonnet : http://rafbat.myjalbum.net/

- écoutez l'interview d'Hubert Jappelle sur RGB 99.2, journal du 3 décembre 2007